L’amour au format court | Trois moments dans la vie des Sentiments

par Mystic-Falco

Internet regorge de talents. Tout un tas d’auteurs et d’autrices qui ont pu créer, partager leur vision de la vie, et notamment de l’amour.

L’amour est un vaste sujet, qui plus est universel. Peu importe que l’on soit en couple ou non, nous nous sommes toutes et tous retrouvé·e·s au moins une fois touché·e·s par ce sentiment. Qu’il fut réciproque ou à sens unique, il est difficile de trouver une émotion aussi forte que ce dernier. Pour autant, même si l’amour peut faire souffrir, il est depuis très longtemps le sujet principal de beaucoup d’œuvres de fiction.

Nous vous parlions d’amour le mois dernier, avec un article spécial pour la Saint Valentin, avec ces œuvres qui nous ont touché·e·s. Aujourd’hui, je souhaite vous partager une de mes visions de l’amour, afin de pouvoir coucher sur un papier tout un tas de sentiments aussi beaux qu’ils peuvent être destructeurs.

Bien évidemment je vous invite à regarder les courts-métrage avant de lire les paragraphes qui en découlent, afin d’éviter les différents spoilers, et surtout pour comprendre où je veux en venir. Les courts ne faisant que quelques minutes chacun, cela vous permettra en plus de rendre la lecture plus interactive.


Un sentiment inconnu refait surface

Les Parasites est un collectif proposant plusieurs genres de court métrage. Le plus généralement, ils se basent sur le monde réel, souvent dystopique, en y mêlant une pointe de fantastique. Leur travail est souvent percutant, car leurs idées portent à réfléchir sur l’état du monde, et plus particulièrement l’humain. Les œuvres qu’ils réalisent peuvent être soit hilarantes avec Papier Prout, sociétales avec Jeu de société ou bien touchantes avec leur court métrage dont il va être question ici : “Symptômes d’Amour”.

Dans un monde où l’amour n’existe plus, deux personnes apprennent qu’ils sont amoureux. Voila un postulat simple, et pour autant terriblement efficace.

Ce monde dystopique qui est dépeint ici a oublié la notion de l’amour. Cette notion, présente seulement dans les livres, est interdite dans ce monde. Mais pourquoi est-elle interdite ? Pourquoi avoir peur de mourir à cause de l’amour ? Même si rien n’est officiellement dit dans ce court métrage, l’interprétation que j’en tire est simple : les ravages que peut créer l’amour a poussé ce monde à l’interdire. Malgré tout le mal que peut faire ce sentiment, ces deux âmes qui se sont rencontrées vont balayer tous les dogmes de ce monde.

Dans un premier temps, les personnages veulent apprendre ce qu’il leur arrive. Et pour ce faire, ils font appel à quelqu’un que l’on peut considérer comme étant parmi les premiers à écrire sur l’amour : un littéraire poétique. Peu à peu il va les aider à trouver une solution pour palier à ce “problème”.

Il est clair que cette histoire me touche particulièrement pour sa beauté, sa simplicité. Pour autant, même si la fin du court métrage peut amener beaucoup d’interprétations différentes, j’en ai choisi une qui correspond à la personne que je suis. On pourrait penser, au vu de la crainte de la femme, qu’ils sont morts à cause de leur amour, à cause de ce sentiment plus fort que leur raison. L’éternel romantique que je suis y voit totalement autre chose. Au contraire, je dirais simplement qu’ils se sont élevés plus haut que ce monde dans lequel ils vivent. Ce sont deux âmes qui ont réussi à se trouver, qui ont réussi à partager quelque chose de si fort, si puissant, que même l’auteur qui “comprend” ce sentiment, en retrouve l’inspiration.

Quand quelque chose est écrit, il doit se passer. C’est plus fort que la raison elle-même, plus fort qu’un monde qui dicte comment nous devons vivre. Et c’est d’ailleurs tout le sujet du second court métrage.


Il n’y a pas de hasard

En reprenant des bases fantastiques, “Couple Éternel” de Franck Cromer nous propose une vision plus fantasmée de l’amour. Comme un sentiment qui peut être contrôlé, au point de faire appel à une personne ayant un “don” nous permettant de devenir un couple éternel.

Seulement, les choses ne fonctionnent pas comme ça, en tout cas, pas comme on voudrait qu’elles se passent. C’est aussi un sentiment qui doit être partagé et non pas contrôlé. C’est bien tout ce que va apprendre le personnage principal de cette histoire, se résigner à perdre l’amour qu’il croit être celui de sa vie, pour éviter “un amour fabriqué”.

Alors qu’il aurait pu céder, comme beaucoup, à la facilité, il va choisir de perdre celle qu’il aime, afin de pouvoir avancer et surtout permettre à la personne pour qui il a des sentiments de vivre sa vie naturellement. Pour autant la fin de ce court métrage nous montre qu’il n’y a pas de hasard. Si les choses doivent se produire, elles se produiront, peut-être pas aujourd’hui, mais elles arriveront.

Vous pouvez vous en douter, avec un tel message, je me retrouve clairement plongé dans des pensées utopistes. Un ressenti qui peut s’avérer être “dangereux” tant il faut réussir à prendre du recul face à un tel happy end. Quoi de mieux pour ça qu’une histoire bien plus terre à terre ?


La fin

Je vous ai déjà parlé de Davy Mourier, et comme les choses sont bien faites, c’était déjà dans un article traitant de l’amour. Beaucoup de personnes connaissent Davy pour son rôle de Regis Robert dans Nerdz, ou encore pour sa BD La Petite Mort, ou bien plus simplement pour ses blagues à tendance scatologiques et sexuelles. Mais en dehors de toutes ces plaisanteries, dès qu’il parle d’amour, je me retrouve complètement aspiré par ses œuvres. Je vous en reparlerai plus longuement dans un article qui lui sera dédié, mais pour une histoire d’amour plus terre à terre, autant parler de la fin d’une histoire.

Alors que les deux autres histoires d’amour dont je vous parlais précédemment nous montrent des histoires idylliques, Davy Mourier nous montre lui, une histoire bien plus terre à terre, bien plus réaliste. Avec ce qui peut arriver du jour au lendemain. Sous couvert d’une certaine plaisanterie, il démontre le fait de que ne plus aimer une personne peut arriver à tout moment. Comme ne plus aimer le café, ou autres…

C’est bien d’ailleurs là ou je le trouve le plus fort. Réussir à écrire ce genre d’histoires, car tout n’est pas toujours tout beau ou merveilleux. Car l’amour, ce sont aussi des bas.

Si j’ai décidé de vous parler de ces trois œuvres aujourd’hui, c’est avant tout de manière thérapeutique. J’ai souvent eu tendance à idéaliser l’amour, à mettre ce sentiment sur un piédestal, pour la simple est bonne raison que j’ai été totalement influencé par les œuvres de fictions. Celles qui nous promettent l’amour véritable, l’amour qui dure toujours. Mais tout ceci ne sont que des histoires.

L’amour existe, cela ne fait aucun doute, et chacun des auteurs dont j’ai pu partager les œuvres dans cet article en sont bien conscients. C’est sans doute pour cette raison qu’ils ont écrit ces histoires et c’est pour cette raison que j’écris cet article. Je crois en l’amour, je crois en ce qui peut arriver entre deux personnes, seulement chacun a son histoire qui lui est propre, et la vie n’est pas faite que d’une histoire.

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