Dandadan – Tomes 1 & 2 | Avoir les boules !

par Mystic-Falco

Plus je découvre les mangas de cette nouvelle génération de mangaka, plus je me rends compte que je suis passé à côté de ce renouveau. Je m’étais quelque peu lassé des shōnen très classiques que l’on a pu avoir fin des années 2000 et début 2010. Cependant, force est de constater, au vu de ce renouveau, que je n’étais pas le seul. Grâce à la curiosité que j’ai pu avoir pour m’ouvrir à ces nouveaux titres, je me retrouve à être agréablement surpris de ce nouvel âge qui s’ouvre à nous. Comme vous avez sans doute pu le lire avec mes différents articles sur les oeuvres de Tatsuki Fujimoto. Et en parlant de lui, lorsque j’ai vu qu’un nouveau manga, écrit et dessiné par l’un de ses anciens assistants, à savoir Yukinobu Tatsu était entrain de faire grand bruit, ma curiosité a été piquée. Si le bougre s’avère être aussi foufou que son sensei, l’œuvre a alors tout pour me plaire. Il suffit de lire son synopsis, à base d’aliens et de yokaïs pour comprendre que Dandadan est loin d’être si conventionnel que ça !

Cette critique a été écrite suite à l’envoi d’exemplaires par l’éditeur.

Des Yokaïs, des Aliens et des bourses

DANDADAN © 2021 by Yukinobu Tatsu/SHUEISHA Inc.

Parfois il suffit de pas grand-chose pour que des personnes se rencontrent. Une rupture, des brutes qui s’en prennent à un innocent, et des défis stupides, cela semble suffisant pour que les deux protagonistes de Dandadan daignent à s’adresser la parole. Momo Ayase et Ken Takakura (surnommé Okarun), vont voir leur vie complètement chamboulée à la suite d’un défi stupide pour prouver à l’autre qui est le plus fort. Alors qu’Ayase va rencontrer des aliens, Okarun lui, va faire face à un yokaï extrêmement puissant, surnommé Mémé Turbo. Comme son nom l’indique, c’est un esprit qui prend la forme d’une grand-mère et qui s’avère être très rapide. Seulement, tout ne va pas se passer aussi bien que les deux protagonistes l’imaginent. Ayase va se faire kidnapper par les aliens, et Okarun se faire posséder par ce yokaï.

C’est ce dernier point qui sera visiblement le fil rouge de cette aventure complètement loufoque. Car au-delà de se faire posséder, le jeune homme peut user des pouvoirs de cet esprit et s’en servir en combat, le tout en changeant de forme pour devenir un mélange d’humain et de yokaï. Cependant il y a un problème de taille, afin de le posséder, Mémé Turbo s’est emparée de certains organes auquel Okarun tient tout particulièrement, à savoir ses bourses…

Avec l’aide de la grand-mère d’Ayase, à savoir Saiko, une ancienne médium dont sa petite-fille semble avoir obtenu ses pouvoirs, les trois protagonistes vont s’attaquer aux différents ennemis, qu’ils soient d’origines extraterrestre ou spectrale afin de rendre « son mojo » à Okarun.

Un shōnen néo-classique ?

DANDADAN © 2021 by Yukinobu Tatsu/SHUEISHA Inc.

Au-delà d’un aspect très classique dans sa structure, Dandadan arrive à proposer un vent de fraîcheur lors de sa lecture. J’ai eu l’impression de retourner en enfance, ou je découvrais les mangas, je riais à cause de l’absurdité de certaines scènes et surtout du feel-good qui s’en dégage. La symbiose qui unit les deux personnages y est aussi pour beaucoup dans mon appréciation de lecture. On sent une véritable alchimie entre Ayase et Okarun, comme des âmes sœurs qui se sont enfin trouvées aussi pour une amitié profonde et sincère, qu’un couple que les deux pourraient potentiellement former.

En revanche, qu’on se le dise, Yukinobu Tatsu n’est pas le successeur de Fujimoto. Dans toute la structure narrative de Dandadan, tout semble très normé pour un shōnen, la où Fire Punch et Chainsaw Man, proposent de renverser complètement les codes. Mais on sent malgré tout, qu’il a appris beaucoup de son sensei. Notamment sur la façon de raconter une histoire, tout est très rapide et s’enchaîne sans que le·a lecteur·lectrice ait vraiment le temps de souffler un coup. En soit c’est très agréable cela fait du récit quelque chose de dynamique, à voir avec le temps si le rythme tient sur la longueur. Et dans le fond ce n’est pas plus mal que le mangaka ne soit pas le successeur d’un autre, cela lui permet de créer dans sa propre voie, et de proposer une histoire qui lui est propre, et dont on pourrait se souvenir comme étant l’auteur de Dandadan, et non pas l’assistant d’un autre.

  • Les tome 1 & 2 de Dandadan sont disponibles en librairie depuis le 5 octobre 2022.

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